La pollution lumineuse

3 000 étoiles… voici combien en sont théoriquement visibles à l’œil nu (pour un hémisphère donné). Pourtant, ce spectacle devient de plus en plus difficile à observer, pour ne pas dire impossible, du fait de la pollution lumineuse, et beaucoup de citadins n’ont peut-être même que trop rarement observé la beauté d’un ciel étoilé de nuit.

Qu’est-ce que la pollution lumineuse ?
Source : http://www.cartesfrance.fr/geographie/cartes-satellite/carte-france-nuit.html

Il s’agit de l’effet néfaste lié à tous les éclairages artificiels des villes, villages et zones aménagées par l’Homme. Nous pouvons citer comme exemple : la prolifération d’éclairage public continu et mal adapté (lampadaire de type « globe » éclairant plus le ciel que le sol), les éclairages publicitaires et des enseignes de magasins, les lasers et faisceaux de discothèques, etc…
Que cette lumière artificielle soit directement dirigée vers le ciel ou non, celle-ci vient se diffuser dans l’atmosphère et engendre un halo jaunâtre éclairant le ciel nocturne. Ce phénomène de pollution est d’autant plus accentué que l’air est humide (cause naturelle) ou pollué chimiquement (cause humaine). En effet, plus l’air contient de particules, plus la lumière rencontrera de molécules sur lesquelles se diffuser.

 

Quelles sont les conséquences ?

Outre l’impact sur l’observation astronomique (que nous verrons après), la pollution lumineuse a des conséquences sur l’environnement :  la faune, la flore, probablement sur la santé humaine… eh oui, la nuit n’est pas faite pour y voir comme en plein jour ! Nous pourrions également parler des impacts en terme de consommation énergétique…

Pour en savoir plus sur les impacts de la pollution lumineuse, je vous invite à découvrir le site de l’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturne (ANPCEN).

Pour en revenir aux étoiles, celles-ci ont une luminosité variant suivant leurs caractéristiques et la distance qui nous sépare d’elles. Plus cette luminosité est faible, plus il sera difficile de les observer. Nous l’avons vu en introduction, 3 000 étoiles sont visibles à l’oeil nu sous un ciel bien noir ; ce nombre peut chuter à une vingtaine, voire moins, en plein centre d’une grande ville.
Les objets du ciel profond, c’est à dire les nébuleuses, les galaxies, les amas d’étoiles, sont si éloignés de nous que leur luminosité est extrêmement faible. Un instrument est nécessaire pour les observer (pour la plupart), mais également un ciel sans pollution lumineuse sans quoi leur faible luminosité serait masquée par la lumière artificielle bien plus présente.
Seule l’observation des planètes (et de la lune évidemment), du fait de leur grande luminosité, reste possible sous un ciel pollué.

 

Comment pratiquer l’astronomie dans ces conditions ?
Source : https://avex-asso.org/dossiers/pl/europe-2016/

Il n’y a pas de miracle possible, il faut fuir cette pollution… et donc fuir les villes ! Le meilleur moyen pour savoir où aller est d’utiliser la carte de pollution lumineuse du site AVEX :
https://avex-asso.org/dossiers/pl/europe-2016/

Cette carte vous montre « l’intensité » de la pollution lumineuse suivant la localisation. Il faut donc s’éloigner un maximum des zones blanches, magentas, rouges, oranges, … Votre éloignement doit évidemment tenir compte de vos objectifs (le lieu visé sera différent suivant si vous souhaitez faire de l’astrophotographie ou simplement observer les constellations), du temps que vous avez, du trajet que vous êtes prêts à parcourir, etc…

Pour la pratique de l’astronomie avec un télescope, ou de l’astrophotographie, il est possible d’utiliser certains filtres permettant de parer les effets de la pollution lumineuse en empêchant certaines longueurs d’ondes de la lumière de parvenir jusqu’à l’oculaire ou au capteur… mais ce sera l’objet d’un autre article !

N'hésitez pas à partager et à aimer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *